Onuma Nemon

OGR

Roman - Tome Romanesque de Nycéphore


cote : 538 - 11 - 4
date du document : 1968
type de document : texte
continent : OGR
Commentaire
On pourra lire ici le premier chapitre d’un des deux seuls Romans de la Cosmologie. L’autre, au titre imprononçable (“Phœnyx, Styx, X”), de 1969, fait partie du Tome de Nicolaï.
Il s’agit bien sûr d’un faux roman familial, totalement inventé, mais dont les personnages, ces sortes de “Grosses Têtes” allaient donner naissance à une partie des Tribus de la Cosmologie définitive.
Dans le texte sur le Roman publié sur le site de “La Main de Singe”, Onuma Nemon présente les trois moments de la décomposition romanesque dans son travail ; on s’y reportera. Le deuxième temps est celui de “Tuberculose du Roman”, recueil de nouvelles de 1972. Le troisième (sa cancérisation ?) est lisible dans “Cortèges du Roman Mort”, troisième volet de la première partie des “États du Monde” définitifs bientôt disponible sur publie.net.
Roman” et “Tuberculose du Roman” ont été diffusés en “livraisons” par Tristram dans les années 90.
Une première partie de “Roman” a été publiée également par un petit éditeur de Bordeaux, “Le Bleu du Ciel”, mais malgré nos demandes concernant des documents annexes éventuels, nous n’avons reçu aucune réponse.
Isabelle Revay

1. Je suis né peu après la deuxième guerre mondiale dans le quartier Saint-Michel de Bordeaux surnommé “La Flèche”, où la plupart de ceux qui n’avaient pas été exterminés par les bombes furent décimés, en particulier les enfants, par la famine, la tuberculose et le joyeux bataillon des maladies exotiques, depuis la malaria jusqu’à la “grippe espagnole”.
Avec mon père, qui était devenu vernisseur au tampon faute de mieux, nous franchissions tous les petits quartiers et villages dans l’Amilcar à la recherche de travail : Saint Michel, Saint-André, Saint-Benoît, Saint-Nicolas, Saint-Bruno, Saint-Augustin ou Saint-Jean d’Yllac... Nous n’eûmes cette Amilcar qu’à la naissance de Didier, grâce à une invraisemblable générosité de l’abuelo (que notre haine surnommait l’Autre), qui pensait qu’on ne pouvait pas transporter un nourrisson sur la charrette à bras ; il garda dès lors cette dernière pour les seules livraisons en ville, et sur les pavés, ou aux alentours immédiats, mais ne proposa pas pour autant de nous réintégrer dans la maison familiale d’où le mariage de mes parents les avait chassés.
La recherche était souvent longue, et il finissait par faire froid sinistrement, dans la voiture ; nous nous arrêtions régulièrement dans la descente du bief de Bourran, avant le pont, chez des Ferrailleurs Gitans, que mon père connaissait, et qui lui indiquaient parfois des adresses de brocanteurs où il y avait des tables à revernir, des buffets à refaire, des portes à plaquer. Le chef de cette tribu avait acquis une réputation d’Hercule, le grand jour où il avait éjecté en désordre sur la rue cinq gendarmes à la fois venus inspecter son vieux camion gondolé !

Thérèze - Livre de Nicolaï

Thérèze
cote : 514 - 13 - 4
date du document : 1980
type de document : dessin et gravure
continent : OGR
Commentaire
Ce dessin figure dans OGR (version maigre) paru chez Tristram en 1999. Une édition améliorée en sera bientôt disponible sur ce site.

Carte-Insecte - Encre de Chine. Format raisin

Carte-Insecte
cote : 481 - 13 - 4
date du document : 1982
type de document : dessin et gravure
continent : OGR

Lœss - Livre Poétique de Nicolaï 1968-1984. Poème n°14


cote : 465 - 11 - 4
date du document : Fin 1969
type de document : texte
continent : OGR
Commentaire
14. Lœss
A.


D’abord Damme !
Apothéose ! D’houles fleurs
Fourrant matines brugeoises crayeuses !
J’étais gisant, paupières lourdes
D’égrènements d’ifs dans le fond.

En sortant du tableau,
Me voici vain tissu :
Roses bourguignonnes du Quint,
Inbroglios cœruléens
Filant des cordes funambules.

Oranges bleuies, bouquets d’eau grasse,
Croix
Et candélabres d’argent,
Partout
Explosions farouches de lilas morts.

Rosa - Nouvelles Irrépressibles. Livre de Nycéphore


cote : 439 - 11 - 4
date du document : 1980
type de document : texte
continent : OGR
Commentaire
J’essaie d’attirer à moi une fille toute en rose : Rosa. D’autres sont collantes ; elle n’en a pas : je le sens sous l’index.
Horreur ! Les vêtements sont jetés dans de grands containers tandis que les objets personels des victimes sont amassés pour être triés, et on a du mal à convaincre les familles de quitter les lieux. Voilà très peu de temps il y avait encore de grosses rafales de neige à gros flocons par ces montagnes sur les bons gros autobus jaunes et les bulls. On aurait aimé vivre sous la terre où le soleil ne brille jamais et où dedans les maisons on replie les papiers de Noël aux mille reflets.
Malgré cela la petite Rosa me fait chanter. Ciel bleu, la merde au cul, crotte au ras embouchée. Signes frais sur les joues, maux intestinaux, logorrhée : toute cette écriture “découverte” sur elle ! De la danse en “Sylvie des forêts” elle a les salves, Rosa.

Studebacker et Les Archaïsmes - Carte n°5. Annexe 1 & 2


cote : 432 - 11 - 4
date du document : 1997
type de document : texte
continent : OGR
Commentaire
Ce texte est explicatif des tensions et des archaïsmes à l’œuvre dans le continent OGR de la Cosmologie et de la façon dont ces archaïsmes ont subsisté à la façon d'un enkystement.


Les archaïsmes de forme (alexandrins ou octosyllabes dans la première partie du “Tome Poétique”, construction romanesque traditionnelle de “Roman” et de “Phényx, Styx, X”), ne doivent pas être traités aujourd’hui à la façon du mensonge post-moderne. Il n’y a jamais eu, il n’y aura jamais de dépassement des nouvelles formes par les anciennes.
Du reste les formes dont il est question ici, ont été abandonnées par l’Auteur, comme les vieilles peaux des mues successives.
La particularité tient seulement à ceci que l’abandon a pris sans doute plus de temps que chez d’autres, et surtout que ces vieilles enveloppes ont continué parfois à insister en même temps que de plus “modernes” avaient vu le jour (par exemple certains poèmes de 1964 ou 1965 sont traités en vers libres, tandis que d’autres reprennent des formes traditionnelles ; plus rarement, mais cela a lieu aussi, les deux sortes de formes coexistent dans le même texte).
Autre particularité : elles ont subsisté alors que “l’environnement” de l’Auteur (radiophonie, contacts, spectacles, évènements) s’exprimait tout à fait autrement, comme un enkystement (à la façon du B.K. de la Tuberculose).
Cet enkystement avait sûrement à voir avec la présence du frère inclu en soi, persistant et saignant parfois à la façon d’une maladie dans le temps, d’une affection du Temps. Mais il ne s’y réduit pas.

L'Année des Adolescents. 15 février


cote : 410 - 11 - 5
date du document : Avant 1984
type de document : texte
continent : OGR (épanchements)
Commentaire
L. J. Il pleut. “J’emporte quelques esquisses de décor faites par Aube, je couds à peine mon tailleur puis je pars heureuse !”
Jean était parti dans la nuit pour trouver du matériel chez les uns et les autres. Lydou a été heureuse de le voir si tôt revenir au matin parmi les agencements singuliers, les rêves diurnes de la jeunesse avec le disque “Les Loups” de Reggiani sous le bras, prêté par Nany qu’il a croisé sur le chemin de la radio. Ils restent à s’aimer chez eux dans l’odeur fortement fade des mimosas. Ils sortent et vont à l’Académie un peu avant midi. Il regarde tout de suite la robe rose mise par Lydou pour la première fois. Ils vont dans la classe des A car il fait trop froid dans la salle de Aube et Nany. Ils en sont à l’étude des styles, du passage du Gothique mythique à la Renaissance réelle, dans la bibliothèque. Puis le prof parle de Rome, Virgile…“Moi je me souvenais seulement de Rélus et Romumus… ah ! ah !” fait ce con de Julio. Lolita arrive et repart avec Julio chez lui où il lui parle des histoires à n’en plus finir entre Lison et Alain Pèñecon, puis les autres de la bande à Julio arrivent. Lydou et Jean vont au Styx où Nany les a précédés avec les autres poètes. À 14h ils partent ; Lydou pensait qu’ils resteraient dans la cave mais Jean ne veut pas. Il pleut et ne savent où aller : ils marchent un peu le long des quais puis jusqu’au passage souterrain ; très pudiquement mis à l’abri les biens les plus intimes de sa personnalité ; dans la rue un sourire subit, soliloque, accélération de la marche, point culminant de la situation ; puis il va chez le toubib pour vérifier ses symptômes tandis que Lydou retourne à l’Académie dans la salle de Aube de 14h à 16h à parler avec elle pendant la séance de croquis de nus. Michel n’arrête pas de les faire râler ; Aube l’envoie promener. Jusqu’à 17h Anatomie.

L'Année des Adolescents. 14 février


cote : 409 - 11 - 5
date du document : Avant 1984
type de document : texte
continent : OGR (épanchements)
Commentaire
L. J. Jean attendait Lydou au Jardin des Abattoirs avec un bouquet de mimosas. Il lui propose d’aller voir ce soir au Marivaux La Fureur de Vivre. ils marchent le long des quais et vont dans les passages souterrains. Il pleut un peu. Il luit dit qu’il a croisé au Poisson-Lune Nany et les autres cons de poètes mais surtout Wang : ils vont encore tous se camer à l’opium et Siegle se fera défoncer le cul par tous les marins comme Annie lui a raconté que ça se passait rue des Frères Bonnie : “Y’a jamais eu de Clyde dans cette rue-là !” elle dit. Sur le même palier que Siegle il ya le poète Fœtus le bien nommé qui n’admet la pénétration anale par son compagnon Marlou que sur les Chants Grégoriens. Annie l’appelle “Marlou Brandon”. “Il y a encore une expo de merde à la Galerie des Beaux-Arts” leur a dit en passant Nicolaï cours Pasteur. Ils montent à la tour Pey-Berland puis prennent un café rue Porte-Dijeaux où ils trouvent Aube qui lit un petit bouquin de graphologie que Nany lui a offert.

Maman Lambrée au 30 novembre 2007 - Les Adolescents. Bordeaux-Paris


cote : 334 - 11 - 5
date du document : 1975
type de document : texte
continent : OGR (épanchements)

L'Année des Adolescents. 18 juillet


cote : 321 - 11 - 5
date du document : Avant 1984
type de document : texte
continent : OGR (épanchements)